Le bulletin 56 est en Ligne !!!

Ecrit par Frédéric le janvier 4, 2011

http://www.sandia.fr/blog/Bulletin/

Categories: News de campoy
4Jan

Joyeux Noël !

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le décembre 23, 2010

Bonjour à tous !

Me voilà, enfin ! J’ai un peu honte, je pensais bien pourtant vous écrire chaque mois fidèlement ….Or le rythme de mon travail s’est beaucoup accéléré depuis début octobre me laissant bien peu de temps libre. Mais l’approche de Noël me porte à vous rejoindre tous: famille et amis qui nous suivez depuis notre pays enneigé !

Je vous quittais à la fin du mois d’octobre, mois si important ici. Je voudrais vous faire découvrir combien ce peuple est artiste et combien , avec bien peu de choses il peut faire des merveilles. Voilà la photo d’un dessin réalisé dans la rue par une famille, pour accueillir la procession du Seigneur des miracles. Ce dessin (comme tous les autres) fait par d’autres familles, prend toute la largeur de la rue. Il est réalisé avec de la sciure teintée (on est dans un quartier de menuisiers !) et des pétales de fleurs. On a toute une collection de photos avec des motifs très variés. On avait déjà vu de tels trésors à Sandia pour le Chemin de croix le vendredi saint. Au Pérou les gens ont appris à se débrouiller avec pas grand chose. Entre autres, dans les quartiers pauvres (ici) et dans le Sud-andin, ils se servent de vieux pneus évidés pour faire des bassines. Désolée Frédéric ce sont des Good Year ! 

 

J’ai du vous parler du Vivero: jardin bio de la paroisse qui permet de montrer aux habitants qu’on peut faire des cultures même dans le désert. Ainsi sont vendus des plants d’arbres et d’arbustes nécessitant très peu d’arrosage, ainsi que des plantes et légumes bio. Ce vivero emploie une ingénieure agronome et 4 personnes. Jean-Pierre est rattaché à cette équipe pour son projet de chauffeau solaire qui a bien démarré puisqu’après la conception, il en est à l’étude de faisabilité pour déjà une dizaine de familles qui vont ensuite construire elles-mêmes ces panneaux solaires, avec ses conseils. Lui aussi va à son tour sillonner Campoy !

 

Moi je continue mon projet qui m’absorbe d’autant plus que le nombre de mes toutes jeunes « petites mamans » ne fait qu’augmenter ainsi que l’ampleur du projet. Aux visites à domicile, consultations,  rencontres, préparation à l’accouchement, s’ajoutera bientôt la création d’une micro entreprise. Je les aime beaucoup  (comme j’ai toujours aimé toutes mes patientes !) elles sont tellement attachantes !                                Les cours (ou plutôt rencontres) d’éducation à la sexualité  dans les collèges ont cessé car ici les vacances qui viennent de commencer sont les vacances d’été. C’est le début de l’été ici, et oui ! nous on est en tee shirt et on n’a pas besoin de pelleter !

 

 

Comme chaque semestre on est allés faire notre petite virée dans le Sud andin, pour faire le tour des projets actuels et futurs de notre association « Sandia »: on est allés visiter les enfants de la Maison Cana, orphelinat   à Ayaviri. On a   rencontré les jeunes étudiants boursiers à Juliaca, retrouvé notre ami Leonidas qui nous a emmenés chez lui, à Ollachea. Je ne peux résister au plaisir de vous montrer par où on est passé, je sais que nos enfants y seront sensibles. Battu Michel !!! Oui c’est vraiment très beau le Sud andin !

En revenant on a trouvé de la neige au col, histoire de penser à vous tous !

Les sommets sont à 5 745 m !  

Si à Lima l’été c’est la chaleur, dans les Andes c’est la saison des pluies, donc de la neige au-dessus de 4 000 m (on est près de l’Equateur !). On a aussi retrouvé avec plaisir un copain, un Français à Macusani (4 200 m) .

Vers Ollachea on a revu, comme en 1992 avec Philippe à Masiapo, une « oroya ». Grâce à ce système et en l’absence de pont, les populations de l’autre côté de la rivière parfois impétueuse, peuvent faite traverser les denrées à vendre au marché: ici des sacs de « rocoto », piment rouge. Mais il n’y a pas que les sacs qui transitent de cette façon ! Toute la famille aussi !

Qu’est-ce-que vous en pensez Céline et Marine, vous mettriez Maïa, Eloïne et Pascaline ainsi ????  

Bien sûr on a fait un petit tour à Pitumarca pour voir notre ami Paco, ancien évêque du Sud andin, qui accompagne la population de ce gros village et des communautés environnantes dans la montagne. On aime beaucoup cette population andine, simple,  qui pour la majorité vit dans la misère mais fait preuve de tant de dignité. Ils ne demandent jamais d’argent, ne quémandent pas. Ils ont su conserver et ceci est de plus en plus rare, leur culture, leur costume traditionnel et leurs coutumes.

On apprécie le calme qui règne, c’est tellement rare à Campoy où le bruit est omniprésent comme la poussière ! la beauté des paysages, là aussi Campoy n’offre que des cerros (montagnes de terre) et la gentillesse des habitants des Andes. C’est pour nous un temps de « ressourcement ».

Nous étions présents le jour de la Première communion. Dans l’église, il n’y avait pas un bruit, et pourtant elle était bondée ! Un tel recueillement est émouvant. 

Ici Paco est en photo avec la famille qui fait l’accueil à la paroisse, l’animation pour Juan le père et la pharmacie paroissiale pour Braulia, la mère, toujours disponible aux plus démunis, quelque soit l’heure. Merry faisait ce jour-là sa 1° communion.  

Nous avons retrouvé Campoy préparant Noël, les Pères Noël dans le centre de Lima, les « chocolatadas » (chocolats chauds) servis aux enfants, ceci par 25° au moins ! Ces chocolatadas offertes par les paroisses et les associations de quartier, avec un petit pain et un jouet seront pour beaucoup d’enfants leur seul cadeau de Noël.    

Pour nous cette année cette fête ne sera pas familiale et il est évident que cela nous manquera mais ce Noël aura un sens très différent, sans doute plus proche de la vérité de Noël. Pour les petites jeunes et les personnes qu’on essaie d’accompagner, pour tous les habitants des cerros, de plus en plus nombreux, Noël ne sera pas l’occasion d’agapes ni de cadeaux. Le luxe sera pour certains de pouvoir s’offrir un bout de poulet 

On essaiera d’être davantage présents encore avec la paroisse qui est un peu notre point d’ancrage ici,  avec Hubert, le curé français et Jean-Baptiste, un jeune séminariste français également, très sympa, arrivé ici en octobre pour 2 ans, envoyé comme nous par la Délégation catholique à la coopération.

Nos cadeaux de Noël ce sont aussi les paroles reçues des personnes les plus pauvres d’entre les pauvres: « Merci de nous accompagner », « Tu es mon amie »…ces paroles nous bouleversent chaque fois. Pour nous ce sera notre joie de Noël.

A chacun des membres de notre famille:enfants, petits enfants, frères et soeurs, Maman, à chacun des amis les plus proches comme les plus lointains, les plus fidèles qui nous épaulent de multiples façons, aux membres de l’association « Sandia »:  Joyeux Noël !  

Cette crèche, offerte par Hilario, président de la Maison orphelinat Cana, vous dira toute notre affection et notre amitié.

Monique et Jean-Pierre

Categories: News de campoy
23Déc

Octobre à Campoy

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le octobre 31, 2010

Bonjour à tous !
Je crois que le mois d’octobre a été très animé en France ! Je vais tenter de vous changer un peu les idées avec notre vie péruvienne. Mais j’espère que malgré l’actualité nationale vous avez su que le Prix nobel de littérature avait été décerné à un Péruvien: Mario Vargas Llosa !
Ce qui a réveillé l’orgueil national !

Depuis quelques mois je fréquente les collèges ici et je peux vous dire ma stupéfaction ! Nous sommes maintenant une petite équipe qui animons des rencontres d’éducation à la sexualité dans 2 collèges (ici un collège comporte aussi la partie lycée). Je vous envoie quelques photos des classes où j’interviens
On rencontre une classe 1h par semaine et ceci pour 6 semaines. Mais c’est pas simple entre les jours de sortie scolaire, de réunions avec les parents, la semaine de fête du collège qui se prolonge par un jour de repos !….les imprévus sont nombreux ! Parfois Angelica, la stagiaire du Policlinico m’accompagne.
Ce qui est arrivé un jour est assez incroyable pour moi, pas pour les collègues qui y sont habituées. Tous les élèves étaient en cours (il y a 22 classes de 35 à 40 élèves dans ce collège) et tout à coup: une trompette retentit dans la cour, tout le monde sort. Figurez-vous qu’il y avait 2 représentants (une petite minette et un beau gars !) qui venaient faire de la pub pour une nouvelle boisson énergisante. Ils en ont remis une bouteille à chacun des élèves ainsi que des tracts puis chacun est rentré dans sa classe et les cours ont pu reprendre! Il semble que ce soit fréquent ici !

Dans la cour de ce collège (le plus grand de Campoy) on peut trouver également des boutiques vendant des gâteaux, bonbons, des plats préparés sur place. Ainsi les jeunes mangent en classe sans aucun état d’âme. Il faut aussi dire que les collèges ne possèdent absolument aucun matériel, les fenêtres des classes n’ont pas de vitres alors qu’il fait parfois 12 à 16° dehors. Bien sûr il n’y a pas de chauffage comme nulle part à Campoy !
Ce projet de prévention des grossesses adolescentes va se poursuivre sur le long terme.
L’autre volet de mon projet concerne les adolescentes enceintes et jeunes mamans. J’interviens actuellement dans le quartier le plus déshérité.
Je vais au domicile des jeunes concernées signalées par la responsable de cette communauté, puisqu’il s’agit d’un quartier organisé comme une communauté andine, les habitants étant tous des Indiens venus des Andes. J’assure donc leur suivi, je les vois ensuite au Policlinico pour le côté médical et également dans la salle communale où avec une psychologue on les réunit une fois/semaine pour faire des rencontres avec un thème différent chaque fois, la préparation à la naissance bien sûr mais aussi pour les aider à croire en elles, à faire face au rejet, au traumatisme subi parfois, à l’abandon de la famille et (ou) du copain également et aux innombrables difficultés qu’elles rencontrent. Ce travail me plaît beaucoup et j’aime bien ce quartier que je sillonne depuis des mois.

J’ai également suivi une formation très intéressante trois samedis de suite sur les Séquelles induites par la violence politique, il s’agit des années de terrorisme et d’exactions de l’armée (1980/2000). De nombreux habitants de Campoy en ont été victimes.

Jean-Pierre quant à lui se prépare à la grande journée où il exposera ses réalisations concernant le solaire avant de passer à l’étape suivante: aider les gens à fabriquer eux-mêmes le matériel pour leur usage (eau chaude):
Les gens n’ayant pas de chauffeaux en général (trop coûteux)

Aujourd’hui on est allés marcher tous les deux. On avait très envie de découvrir ce qu’il y avait derrière les cerros (collines de terre et de rochers) occupées par des habitations souvent précaires) juste derrière chez nous. Et là à notre grande surprise nous avons découvert des sommets qui appartiennent déjà aux premiers contreforts de la cordillère des Andes. . On s’est régalé à crapahuter pendant plus de 3h, heureux de retrouver la nature même si, comme bien souvent dans les Andes, ce sont des montagnes pelées et noires. Sortir du bruit et de l’agitation de la ville nous a fait du bien même si on a aussi mangé beaucoup de cette poussière de terre noire.
Je ne voudrais pas finir sans vous parler du plus important pour un habitant de la région de Lima en ce mois d’octobre: la dévotion au Seigneur des miracles. J’avoue qu’on est assez mal à l’aise devant ce genre d’expression de la foi
Mais ici c’est un évènement qui dure tout le mois alliant la pénitence, les processions qui durent jusqu’à 16h, les confréries (la hermandad) de porteurs, les familles qui font des petits autels devant chez elles où s’arrêtent la procession, les sahumadoras du comité des damas qui brûlent de l’encens devant la procession,
les célébrations nombreuses, mais aussi les pétards de 5h du matin à minuit les jours principaux de la fête, les feux d’artifice, la distribution de porte-clés, calendriers, gadgets à l’effigie du Seigneur des miracles, les orchestres qui accompagnent les processions en jouant des morceaux tout ce qu’il y a de plus profanes, la musique et la fête toute la nuit. Il faut dire qu’on habite dans le même bâtiment que la chapelle qui porte le nom du Seigneur des miracles, donc on n’a rien perdu des festivités ! Par contre on a beaucoup aimé les décorations que les gens font dans la rue à même le sol avec du sable, des pétales de fleurs, de la cendre: magnifique ! On avait déjà vu ça à Sandia pour le Chemin de croix lors de notre 1° voyage en 1992, mais c’est très beau ici aussi. On trouve aussi très beau la procession arrivant à minuit devant chez nous avec les feux de bengale, les bougies et la foule qui toujours se presse pour suivre les processions.

Je viens de passer un petit moment en votre compagnie, contente de partager notre vécu, nos découvertes, nos projets en cours de réalisation et qui nous passionnent l’un et l’autre.
Encore un immense merci à ceux qui nous écrivent avec tant de sympathie pour entretenir le lien familial ou celui de l’amitié. Merci pour les mails, les commentaires qui donnent de vos nouvelles et nous rattachent à notre pays par delà la distance.
On vous embrasse tous, tous, tous !
Monique et Jean-Pierre (pour les photos!)

Categories: News de campoy
31Oct

Le nouveau Bulletin de Sandia est en ligne!

Ecrit par Frédéric le octobre 29, 2010

http://www.sandia.fr/blog/Bulletin/

Categories: News de campoy
29Oct

Enfin nous revoilà !

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le septembre 24, 2010

Bonjour à tous et mille excuses de ne pas vous avoir donné de nos nouvelles plus tôt.
Nous sommes rentrés en congé en France du 5 au 27 août. Ainsi nous avons pu revoir une partie de nos enfants et petits enfants ainsi que la famille. Malheureusement notre fils Pierre qui vit à La Réunion, Céline et la petite Eloïne n’ont pas pu faire le voyage. Par contre nous avons participé avec beaucoup de bonheur à la fête du baptême de Pascaline chez nos enfants de Montpellier qui nous attendaient pour cet évènement. Nous n’avons pas pu voir nos amis et nous vous en demandons pardon mais le temps fut trop bref et bien rempli !
De retour au Pérou nous avons été accueillis avec un enthousiasme peu habituel chez les Occidentaux. La chaleur humaine traduite par tant d’abrazos est vraiment le propre des peuples latinos qui savent exprimer leur joie et leur attachement. Nous aimons beaucoup tous ces visages qui savent toujours sourire malgré l’adversité

Depuis mon retour j’ai rédigé le bulletin de notre association « Sandia » ce qui occupe bien et surtout mon projet se met en place ce qui m’absorbe beaucoup mais m’enthousiasme. Il s’agit du suivi des futures mamans et mamans adolescentes (11/17 ans) nombreuses ici et de formation à la prévention dans ce domaine dans les collèges de Campoy.
Si croiser une maman et son bébé est une joie quand son âge nous paraît « normal »

Il n’en n’est pas du tout de même chez une jeune ado.
La grossesse et l’accouchement comportent de gros risques à cet âge et pour elle sonnent l’arrêt des études, la recherche d’un petit boulot mal payé et pénible et la pauvreté car la plupart du temps elle se retrouve sans compagnon.

En cheminant dans ces quartiers très pauvres j’ai eu la surprise de découvrir la Rue de France (calle Francia) !!! à côté de la calle de Hollanda, de los Estudos Unidos……!

avec de bons yeux vous arriverez à le lire !

Ce qui frappe chez ce peuple qui pour la plupart a connu et connaît la misère c’est la joie de vivre, la fête leur permet d’oublier pour un moment les souffrances. Les femmes sont de grandes organisatrices, ce sont elles qui animent les communautés, les quartiers.

Les femmes sont très courageuses, rien ne leur fait peur, et aussi très dégourdies, elles font des boulots pénibles, et portent des poids énormes au quotidien, dans les Andes, comme ici.

Ce qu’on appellerait nous la religiosité populaire est ici très présente; mais aussi les symboles andins tels que le toro signe de fertilité, qui terminera la journée de fête patronale en grand feu d’artifices

Jean-Pierre avance bien dans la réalisation de ces différents prototypes solaires et sur la « réhabilitation » électrique du policlinico.
Bien sûr nous avons retrouvé les bus de Campoy qui traitent les passagers comme du bétail, démarrent avant que tous n’aient fini de monter, s’arrêtent brutalement…. Nous avons aussi retrouvé les réunions et les rendez-vous dont les heures ne sont jamais respectées, à 1 ou 2 h près !!! Mais en contre partie les gens ne sont jamais stressés par les horaires, ce qu’on apprécie aussi.

Ce qui nous fait mal actuellement c’est la façon dont la France est perçue à cause des évènements répercutés dans les médias ici. Les expulsions des Roms nous font mal et ternissent l’image de marque de notre pays connu comme « Terre d’asile » et ceux qui lisent les journaux nous le font remarquer. Quant à affaire Woerth largement reprise, plusieurs Péruviens nous ont dit que notre pays allait devenir aussi corrompu que le leur….
Les élections municipales approchent et avec elles un duel serré entre deux femmes, pour Lima, qui représente en gros le tiers de la population du Pérou. L’une d’entre elles est remarquable…

Pour finir je voudrais vous dire à chacun notre amitié, vos mails et vos commentaires gardent vivant ce lien qui nous est cher. Si nous avons beaucoup de bonheur à vivre dans ce pays et auprès de ce peuple qui nous comble, nous gardons bien présents dans notre coeur notre famille et tous nos amis de France.

Categories: News de campoy
24Sep

Des fêtes, encore des fêtes !

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le août 2, 2010

Bonjour à tous !
Avant de partir en congé (et oui pour nous aussi !) je voulais vous donner quelques nouvelles du Pérou !
Ici tout va toujours bien pour nous deux. Nos projets avancent et c’est un grand plaisir pour nous.
Ces dernières semaines nous ont permis de participer à divers évènements et de vivre des temps forts dans notre paroisse et dans ce pays qui est un peu devenu notre deuxième patrie !
Tout d’abord à Campoy:
– Domingo qui travaille avec Jean-Pierre nous a invités à la fête patronale de son quartier. Nous aimons bien ce secteur constitué par des « déplacés », ces gens qui ont fui le terrorisme et les exactions de l’armée dans leur région andine d’Ayacucho (ce souvenir douloureux a été plusieurs fois évoqué lors de la célébration). Ils vivent ici dans des conditions difficiles. Mais ce jour là c’était la fête qui, après la cérémonie religieuse, s’est poursuivie par la procession de la « Virgen del Carmen »
Bien sûr il y avait des groupes de danses folkloriques d’Ayacucho. La procession a parcouru ce « cerro » ajoutant pour une fois un peu de couleurs au gris habituel des maisons, de la terre et des rochers.
Pour que la fête soit réussie il faut aussi un orchestre: saxos, clarinette, trompette, tambours et surtout violon et la harpe andine (très beau). On était les seuls « gringos » et on a longuement discuté avec le violoniste grand admirateur de la musique classique. Le long du chemin des habitants offraient à ceux qui participaient à la procession un plat chaud, une boisson….
Ce peuple sait faire la fête, même si la musique nous paraît souvent triste à l’image des souffrances endurées par ce peuple mais les costumes eux sont colorés.
– Le dimanche suivant c’était la fête patronale dans un autre cerro pour « Santiago ». Là la population vit au milieu des parcs à cochons
La célébration a lieu dehors dans le froid, la chapelle étant trop petite pour l’occasion
Mais ni l’odeur, ni le bruit, ni la promiscuité avec ces animaux n’entame l’enthousiasme des enfants qui ce jour-là animaient la messe.
– Il y a eu aussi la kermesse de notre communauté, ce qui nous donne l’occasion de vous présenter notre lieu de vie puisque nous habitons dans cette chapelle dont on ne voit pas la croix sur cette photo. On est au 1° étage à gauche, entre une salle de réunions en bas et une ludothèque/bibliothèque au-dessus. La partie droite du bâtiment est la chapelle:
C’est dans cette chapelle qu’hier s’est mariée Clara, notre adorable « coiffeuse » ! avec Abel devenu son mari, ils animent la catéchèse familiale en y mettant beaucoup d’enthousiasme. Un couple très sympathique avec 2 enfants.

Les 28 et 29 juillet ce sont les fêtes de la patrie au Pérou. Elles se préparent longuement, chacun nettoyant devant sa maison, y mettant un drapeau et portant une « cocarde » péruvienne à sa boutonnière ! Les mototaxis, les bus, les voitures et les magasins sont ornés eux aussi de drapeaux.
On a profité de ces jours fériés pour sortir avec Nilda et José (nos amis anciens étudiants de l’association « Sandia ») de nuit, ce qu’on n’avait encore jamais trop osé faire dans Lima. On a été voir le spectacle donné au « Circuito magico del agua ».
Un spectacle féérique, jeux d’eau et de lumière sur fond musical
Vraiment c’était très très beau, une facette de cette ville qu’on a découvert avec plaisir et dont elle s’enorgueillit. C’est sur cette note que je vais vous quitter, remerciant encore très fort ceux qui se manifestent par leur courriers ou commentaires toujours bienvenus.
Je vous redis notre amitié.
Bon mois d’août à chacun !
Monique et Jean-Pierre

Categories: News de campoy
2Août

4 mois déjà !

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le juillet 5, 2010

Bonjour à tous !
Vous voilà en vacances ou presque …..
Il y a bien longtemps que je ne vous ai écrit alors je vais essayer de me faire pardonner surtout par ceux qui écrivent fidèlement sur le blog où à nos adresses mail (qui n’ont pas changé !). C’est toujours avec un très grand plaisir que nous vous retrouvons via internet qui est un peu le « cordon » qui nous relie à tous ceux qui nous sont chers.
D’abord on peut vous dire que tout va très bien pour nous. On est toujours aussi heureux ici. Ces 4 mois sont passés très vite même si on a l’impression d’avoir déjà découvert et vécu plein de choses.
Aujourd’hui, dimanche 4 juillet nous avons pu avoir à midi Paco, Mgr Paco un homme remarquable, un prophète ! qui a donné sa vie aux plus démunis que ce soit en Argentine ou au Pérou. Nous étions « chez lui » dans les Andes à Pitumarca, début mai. Il rentre en France ces jours-ci et a fait un petit crochet par Campoy pour nous dire bonjour.
Vous pouvez le voir entre Hubert, le curé de Campoy et Jose-Luis, un ami péruvien commun. Ce fut une grande joie de le recevoir ainsi que Jose-Luis, sa soeur Nilda ancienne boursière de l’association et son frère Andres, chauffeur de taxi. Hubert était heureux de l’accueillir sur ses terres pour la 1° fois. On a vraiment passé un bon moment ensemble..
Dimanche dernier nous étions à la fête de l’Inti Raymi, fête du solstice d’hiver (et oui nous, nous sommes en hiver !) le 24 juin. C’est une ancienne fête qui remonte aux Incas, fête religieuse en l’honneur de l’Inti: le soleil. Célébrée devant l’empereur elle donnait lieu à des offrandes et à des sacrifices.
C’était aussi le début de l’année pour les Incas. Cette fête est reprise peu à peu ailleurs que dans les Andes. Préparée par l’ensemble des collèges de Campoy elle permet aux jeunes de découvrir leur patrimoine culturel.
Une façon peut-être aussi de valoriser les Indiens venus des Andes, descendants de ces Incas. Cette fête, qui se passait tout près de chez nous, nous a aussi permis de découvrir un site que nous ne connaissions pas, celui d’une ancienne forteresse inca. Tintin et le temple du soleil ne sont pas loin de chez nous !

Avant de vous parler de notre travail je ne résiste pas à l’envie de vous envoyer quelques photos de notre quotidien. On est souvent réveillés dès 6h du matin par des vendeurs ambulants, je vous avais déjà montré le marchand de balais voilà celui d’ananas et de canne à sucre. La voiture est bien représentative des véhicules de Campoy. Il n’y a pas de contrôle technique au Pérou ! Pour les bus c’est pareil, parfois on voit la route sous nos pieds et les portes ne ferment pas souvent.

Côté alimentation j’avoue que je cuisine français mais j’ai acheté un livre de recettes péruviennes pour m’y mettre ! Je vais vous décrire les repas habituels à Lima. D’abord la soupe: incontournable, avec du maïs souvent, du riz ou des pommes de terre. Ensuite le plat comportant du poulet (vu la quantité de poulets ingurgités ici, ils ne sont pas élevés aux grains !!!) ou exeptionnellement du poisson. Accompagné de riz invariablement et de pommes de terre, parfois maïs ou patates douces et des herbes. Andres qui m’avait demandé si je pouvais lui faire goûter la cuisine française, était tout surpris qu’on puisse faire un repas sans soupe et sans riz !! La soupe on s’y est habitué, le riz et le poulet: on n’en mange jamais chez nous on a notre compte quand on mange ailleurs ! On se régale de poisson délicieux et bon marché et de fruits exotiques. On pourrait aussi manger dans la rue comme le font beaucoup de Péruviens.
Je vous disais qu’on est en hiver, il fait un temps « bouché » avec souvent la garua, c’est le nom qu’on donne à cette bruine, style crachin breton. Il ne pleut jamais à Lima mais le taux d’humidité est très élevé donnant une sensation de froid désagréable. Dans les maisons on a 17° environ.

Comme vous le voyez, on aperçoit difficilement le Policlinico au bout de la rue. Par contre on voit très bien les sacs plastiques (parfois ce sont des paires de chaussures) qui pendent sur les fils électriques !
Côté travail Jean-Pierre a terminé son prototype de capteur solaire, il a réussi à avoir de l’eau à au moins 40° (il n’a pas trouvé ici de termomètre montant au-delà!) avec 45 minutes de soleil. Reste à le réduire en taille et en coût pour le mettre à la portée de tous ceux qui souhaiteront en réaliser un semblable. L’électricité du policlinico est en bonne voie. J’en profite pour vous présenter une partie de l’équipe qui y bosse
avec aussi ceux qui bossent au Vivero (jardin paroissial) dont une partie jouxte le policlinico. Vous pouvez voir à droite Domingo à qui Jean-Pierre apprend l’électricité.

Il a aussi terminé les plans d’un bâtiment pour ce Vivero qui comportera plusieurs modules: logis du gardien, bureau de ventes des plantes, arbustes et plans de légumes et atelier pour enseigner la fabrication des chauffeaux solaires.
Quant à moi, je continue mes consults au Policlinico, je suis actuellement des formations sur la prévention tous les jeudis et samedis après-midi de juillet, très intéressant. J’avance enfin ! dans le projet des mères adolescentes (11 à 17 ans) très nombreuses, de plus en plus nombreuses d’ailleurs. Il faut savoir être patient, c’est absolument indispensable ici !! J’ai commencé aussi la semaine dernière à visiter les familles dans le quartier le plus pauvre de Campoy.

Je travaille pour ce projet et celui des adolescentes enceintes et jeunes mamans avec Angelica que vous pouvez voir sur la 1° photo du Policlinico (ci-dessus), c’est la grande jeune fille. Elle a 20 ans et est en 1° année d’études pour être tecnica de salud (entre infirmière et aide-soignante). On s’entend très bien toutes les deux, elle est très intéressée par ces projets. Cette démarche a pour but de voir les soucis de santé des familles, de dépister les cas de tuberculose, les ados qui pourraient être concernées par l’autre projet, aider ces familles sur le plan hygiène, nutrition, soins.
On rencontre des familles en très grande précarité, des mamans célibataires avec de nombreux enfants, des femmes battues, des grands parents âgés (ici à 55 ans les gens sont âgés car ils ont derrière eux une vie très dure) qui ont en charge des petits enfants car les parents ou la mère seule sont partis tenter leur chance à l’étranger et ne sont jamais revenus, parfois faute de documents d’identité. Dans ce quartier la grande majorité des habitants sont des « déplacés », ils sont appelés ainsi car ils sont arrivés ici pour fuir le terrorisme dans les Andes il y a une vingtaine d’année. D’autres arrivent encore pour fuir cette fois la misère qui sévit dans les régions andines espérant un avenir meilleur ici…Ces cahutes (comment les appeller maisons ?) n’ont pas d’eau, certaines pas l’électricité, le sol est en terre battue…..On se croirait dans les Andes vraiment avec la poussière en plus mais peut-être au fond du coeur un petit espoir que leurs enfants s’en sortent mieux ici.
C’est à cet espoir qu’on essaie de contribuer avec la paroisse, le Policlinico et sans doute aussi bientôt l’association « Sandia ».
On vous souhaite un très bon été. Profitez bien du soleil je crois que vous n’en avez pas trop eu jusqu’à présent ! Alors attention aux coups de soleil !
On n’oublie pas la famille, les amis, les copains…
On vous embrasse.
Monique et Jean-Pierre.

Categories: News de campoy
5Juil

Des échos de Campoy !

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le juin 4, 2010

Bonjour à  chacun de vous ! On vous espère tous en forme en ce mois de juin qui débute et qui sera l’occasion d’anniversaires qu’on n’oubliera pas c’est sûr malgré l’éloignement, on sera présents d’une autre façon !! De même qu’on pensera très fort à notre petit Lucas qui fera sa profession de foi !

Je vous avais quittés à notre retour des Andes. C’est vrai qu’on y serait bien restés ! Ces paysages fabuleux qu’on aime tant, la gentillesse et les sourires andins, la beauté des vêtements traditionnels….

et la joie d’avoir retrouvés nos amis : Paco, Fritz, Benigna, Leonidas, Kique…. et les jeunes étudiants boursiers de l’association « Sandia » avec qui on a passé de très bons moments ! mais chut le prochain bulletin de « Sandia » vous en dira plus !

A notre retour nous attendait Hubert, heureux de nous retrouver et ce fut réciproque ! C’est agréable aussi d’être attendus ! On a donc repris le cours de notre vie à Campoy au cœur d’un paysage différent mais d’un peuple qu’on aime bien aussi et qui craignait qu’on soit rentrés en France ! Le dimanche suivant après la messe: une dizaine de camions et camionnettes décorés attendaient dans la rue devant la chapelle (et donc en-dessous de chez nous !) C’était la fête d’une entreprise de transports de Campoy et le propriétaire et tous les salariés étaient venus pour que le curé de Campoy bénisse ces camions, leur outil de travail. Ce que fit Hubert avec des chants et un petit mot à leur adresse. Puis la fête commença avec les inévitables pétards ! et un orchestre: des saxophones, clarinette et un instrument qui nous était inconnu jusqu’alors : une harpe andine, c’est très beau !

Et tout le personnel, le propriétaire  et les épouses se mirent à danser. Il n’était alors pas difficile de prendre quelques photos et de vous en faire profiter.

Hier et avant-hier j’étais dans des écoles maternelles de Campoy pour peser et mesurer les enfants afin de dépister ceux qui sont en état de dénutrition. Des pitchouns de 3 voir 4 ans qui pèsent 9 kgs……Ensuite on propose aux mamans concernées une rencontre pour faire le point avec elles et au besoin des analyses de sang aux enfants.  C’est un programme de l’Etat : PRONEI. J’ai ainsi pu voir les écoles, pour la plupart c’est la misère. Les enfants sont entassés dans des classes exigües, sales et bien peu attrayantes. Les enseignantes font ce qu’elles peuvent.

J’ai aussi fait une intervention avec Marina qui travaille aussi au Políclinico dans le plus gros collège de Campoy (qui ici comporte aussi le lycée), à la demande de professeurs, sur les premiers secours. Il y avait ce qu’ils nomment : la brigade. C’est à dire un élève volontaire et élu de chaque classe. On se retrouvera une fois/mois pendant cette année scolaire. Pour moi c’était tout frais puisqu’avec Jean-Pierre on avait suivi ces cours à Clermont en janvier/février dernier. Les élèves étaient très intéressés et ont posé plein de questions. Bizarre c’est un collège mixte mais 90% des délégués étaient des filles ….. !

En ce qui concerne Jean-Pierre, il a bien avancé dans ses projets : la réfection de l’électricité du Políclinico tire à sa fin (il n’y a plus de guirlandes de fils électriques !). Les plans qu’il a conçus pour le bâtiment qui servira de lieu de vente des plantations réalisées par le jardin bio paroissial et d’habitation pour le gardien viennent d’être acceptés par l’équipe concernée. Le prototype de chauffe-eau solaire qu’il a réalisé sur la terrasse de notre bâtiment se termine. Il a galéré pour trouver ici tous les composants. Déjà plein de gens sont intéressés et attendent qu’il monte un atelier pour leur apprendre à en fabriquer un eux-mêmes.

Le dimanche quand il n’y a rien de particulier on va visiter Lima comme ce dimanche avec Nilda, la jeune sage-femme, ancienne étudiante boursière de l’association. Il y a de beaux monuments et c’est un but de ballade vu qu’il n’y a aucune possibilité d’aller marcher dans la nature par ici !

Ah oui j’oubliais on a été chez le coiffeur !! et c’était pas triste. D’abord il n’y a pas l’eau, un grand bidon avec un bol font l’affaire ! mais par contre il y a la télé que la coiffeuse regardait pendant qu’elle nous coupait les cheveux : Les feux de l’amour version péruvienne … !!! Bon mais on a encore nos 2 oreilles tous les deux : ouf ! J’en suis sortie les cheveux bien gominés….on n’a pas les mêmes goûts !!! mais inculturation ou pas en rentrant je me suis vite faite un shampoing !!

Sur ce je vais vous quitter vous savez déjà beaucoup de choses ! Tout va toujours très bien pour nous. Vos commentaires et vos petits mails nous font toujours autant plaisir. Profitez bien du soleil et des fleurs.

On vous embrasse.

Monique (et Jean-Pierre)

Categories: News de campoy
4Juin

Voyage dans les Andes

Ecrit par Monique et Jean-Pierre le mai 12, 2010

Nous revenons d’un petit tour dans les Andes pour suivre les projets de l’association, rencontrer les jeunes étudiants boursiers et voir notre ami Paco. Vous verrez des photos de Pitumarca où vit Paco, 3 500m, au pied de l’Ausengate 6 380m.

Ausengate

les habitants des lieux!

les maisons au sol en terre battu où les gens vivent avec les cuys, petits cochons d'Inde
On a été comme chaque fois éblouis par les paysges, la gentillesse des gens, mais bouleversés par l’immense pauvreté.
On pense bien à vous, on remercie tous ceux qui nous témoignent affection et amitié par leurs commentaires et leurs mails qui nous font tant plaisir et on vous embrasse tous.
Monique et Jean-Pierre

Categories: News de campoy
12Mai

Des photos

Ecrit par Frédéric le avril 26, 2010

vues depuis l’appartement pour les 2 dernières.

Categories: News de campoy
26Avr